Premier sexe, de et avec Mickael DELIS

Le premier sexe ou la grosse arnaque de la virilité

Texte : Mickaël Délis

Mise en scène : Mickaël Délis & Vladimir Perrin

En 1949, Simone de Beauvoir écrit “Le deuxième sexe”. Deux tomes qui analysent les rapports entre les hommes et les femmes et les impacts sociaux en termes d’inégalité. L’homme restait le maître et cette idée a inspiré Mickaël Délis, auteur et comédien. En écrivant “Le premier sexe”, il ne part pas de la Préhistoire comme son illustre modèle, mais s’attache à sa propre vie tout en signalant que l’histoire du premier sexe, c’est-à-dire l’histoire de la virilité, est aussi une grosse arnaque ! Un spectacle drôle et touchant, porté par la générosité d’un comédien seul en scène, qui, jouant tous les rôles, se révèle un prodige d’imagination.    

Le premier sexe ? Un programme à découvrir !

 Muni d’un unique tabouret, il arrive sur la scène et dans un débit intense, il raconte et nous dit qu’il va partager avec nous l’histoire de sa vie et les réflexions que sa situation de garçon lui inspire. Il réfléchit beaucoup largement inspiré par sa mère, “la plus belle des mamans tristes”, qui lui raconte bien les histoires même s’il ne comprend pas tout.  

Sept tableaux. Condensé de l’enfance à l’âge adulte raconté par un seul comédien, qui, en une seconde devient le père, la mère et les autres membres de la famille, sans oublier les copains de classe, le psy, les ex, les futur(e)s et les collègues… tout en faisant du contenu de son slip, le centre de sa réflexion ! Un nombre minimum de personnages pour raconter les éclats et revendications de la supériorité masculine qui finit par se fatiguer et par tourner en rond en essayant de se maintenir. 

Premier sexe, de et avec Mickael DELIS
© Marie Charbonnier

La virilité ?…Une grosse arnaque !

La base du travail d’écriture de Mickaël Délis s’inspire de la démarche analytique de Simone de Beauvoir pour son livre “Le deuxième sexe”, non pour faire de son spectacle une pièce militante, mais pour jouer sur la déconstruction de certaines situations et s’en amuser. En déclinant avec un humour décapant ce qui définit la virilité, Mickaël Délis  souhaite se faire l’écho de la structure du “Deuxième sexe” qui étudie le prisme féminin. 

Il propose pour en fixer la forme un jeu théâtral axé sur les changements rapides de situations. Le texte est porté dans un jeu physique qui alterne le mouvement permanent, la danse et les roulades sur le plateau. Avec son unique tabouret et un tissu blanc qui se transforme en toutes sortes d’objets pour finir en bébé qui vient de naître, le comédien emporte les spectateurs, dans la rapidité de ses mutations, vers toutes sortes de personnages: le prof’ de biologie au lycée et ses explications fumeuses sur la question de la virilité, les approximations imaginaires des copains et les réflexions de la mère, qui affirme à son fils que “s’il était homo, elle serait sûre de ne pas être seule à Noël”. Le patriarcat et ses règles immuables depuis des siècles s’épuisent nous affirme Mickaël Délis. Loin de tout objet théorique, son spectacle, à la fois empreint d’une réflexion profonde et pleine d’humour, déconstruit les préjugés et ouvre vers une autre écoute. 

En partant du petit garçon et de l’adolescent qu’il fut, Mickaël Delis nous parle enfin de l’homme qu’il est devenu : celui qui est capable en un clin d’oeil de saisir les situations pour questionner son propre rapport à la virilité, à la masculinité et enfin au corps qu’il soit masculin ou féminin. Ce qui lui permet d’affirmer que “de l’enfance à l’âge adulte, de l’oppression à l’émancipation, de la virilité abusive à une masculinité singulière, Le Premier Sexe est un parcours. Et un partage (…) sans oublier aussi de se marrer. Parce qu’on réfléchit toujours mieux en rigolant. » 

Le premier sexe ou la grosse arnaque de la virilité

Texte et interprétation : Mickaël Délis
Mise en scène :  Mickaël Délis & Vladimir Perrin

Durée : Environ 1 h 15

  • Création lumière : Lucie Joliot 
  • Collaboration artistique : David Délis, Clément Le Disquay, Élise Roth 
  • Mise en scène de la première version du texte : Élisa Erka
du 7 mai au 18 juin les mardis, jeudis et samedis à 19h 


Théâtre de la Reine Blanche-  2bis Passage Ruelle- 75 018 Paris 


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